Reconnaître une grossesse à risque : quels sont les différents symptômes ?

reconnaître une grossesse à risque

Quand on tombe enceinte, on a surtout envie que tout se passe bien. C’est le cas pour la plupart des grossesses. Par contre, certaines vont nécessiter un suivi beaucoup plus spécifique. On parle dans ce cas de grossesse à risque. Mais pas de panique ; cela ne veut pas dire que les 9 mois à venir vont mal se passer. Il faudra tout juste certains facteurs ou pathologies pour anticiper d’éventuels problèmes et éviter de prendre certains risques. On vous explique tout sur les grossesses à risque dans la suite de l’article.

La particularité d’une grossesse dite à risque

Pour faire simple, on parle de grossesse à risque ou pathologique à partir du moment où elle présente des risques de complication pour la maman et/ou le bébé. Ce sont donc des grossesses qui se caractérisent par l’apparition de complications dès le début. Ce qui peut avoir des conséquences sur le bon déroulement et à l’accouchement une fois à terme. De ce fait, les grossesses à risque nécessitent une prise en charge particulière. L’objectif est de s’assurer du bien-être de la maman, mais aussi celui du bébé qui est en train de se développer.

Le risque obstétrical, fœtal ou encore maternel durant une grossesse pathologique peut avoir différentes causes. Généralement, des professionnels intervenant dans des centres de santé ou une maternité spécialisée suivent la future maman dès qu’ils diagnostiquent le risque. Ainsi, cette dernière pourra bénéficier des progrès médicaux techniques afin d’éviter des complications pour avoir un accouchement sans problème. D’ailleurs, une nuance est établie entre potentielle grossesse à risque et grossesse à risque avéré. En France par exemple, le taux de grossesses posant des problèmes médicaux est estimé à près de 20 %.

Les différents types de grossesses à risque

Quand une grossesse présente des risques, le médecin traitant prend les dispositions nécessaires pour éviter qu’une complication ne subvienne. De ce fait, les grossesses qui demandent un suivi particulier sont celles qui :

  • sont précoces ou tardives (moins de 15 ans ou plus de 38 ans)
  • présentent des causes d’ordre physiologique
  • sont multiples (cas de jumeaux, triplés, quadruplés, etc.)
  • ne sont pas espacées avec une césarienne pour l’accouchement précédent.
  • ont des antécédents de grossesse à risque
  • présentent un cas de diabète gestationnel, des infections ou une réduction de la quantité du liquide amniotique, etc.

Les précautions adaptées varient souvent entre un suivi minutieux de la grossesse accompagné d’un accouchement déclenché avant son terme ou l’interruption dans le pire des cas.

Aussi, les femmes portant une grossesse à risque sont orientées vers des centres adaptés, choisis en fonction de la pathologie diagnostiquée, les risques de complications ou le terme de la grossesse.

L’identification d’une grossesse pathologique

Le suivi prénatal est le principal moyen pour identifier une grossesse pathologique. Autrement dit, reconnaître une grossesse à risque n’est pas toujours évident sauf quand vous faites face à des troubles très apparents comme un saignement, de fortes douleurs ou des malaises.

Dès les premiers signes de grossesse, vous devez faire les examens obligatoires et consultations pour connaître votre état ainsi que celui du bébé. Cela va vous permettre d’écarter toutes les inquiétudes concernant les risques auxquels vous et votre bébé pouvez être exposés. Plus tôt les problèmes seront diagnostiques, plus il sera facile de trouver une solution pour une meilleure prise en charge.

Les écographies, les Dopplers et les analyses biologiques sont indispensables et complémentaires pour s’assurer que le fœtus évolue bien et ne présente aucune pathologie. C’est la raison pour laquelle ils doivent être effectués le plus fréquemment possible en particulier quand la jeune maman a des antécédents ou avait eu une précédente grossesse difficile.

Enfin, en France, lorsque vous portez une grossesse à risque, vous êtes, en fonction de la pathologie, transférée dans une unité en maternité de type 3. Le traitement des accouchements à risque y est réalisé et les patientes sont mieux prises en charge pour assurer leur bien-être et celui du bébé.