Salariée et enceinte : tout savoir sur les congés maternité !

Tout savoir sur les congés maternité

Vous êtes enceinte depuis un moment maintenant et vous vous sentez déjà épuisée entre le boulot, certaines démarches administratives et les différents examens médicaux que cela implique. Vous stressez constamment sur tout ce qu’il faut préparer pour l’arrivée de votre petit trésor et vous avez hâte de prendre vos congés maternité. Mais le souci, c’est que vous ne savez pas encore concrètement comment cela se passe et ce que ça implique. Plus d’inquiétude ! Dans cet article, on vous explique tout ce qu’il y a à savoir sur le congé maternité.

Comment calculer la date et la durée des congés maternité ?

Il est important de savoir que les congés maternité sont subdivisés en 2 grandes catégories avec chacune leurs spécificités. Il s’agit du congé prénatal et du congé postnatal.

Leurs dates et leurs durées sont calculées en fonction de 2 paramètres importants que sont le nombre d’enfants à charge et le type de grossesse (jumeaux, triplés…). Pour éviter de vous tracasser pour faire le calcul, il vous suffira d’utiliser un calculateur en ligne et d’y renseigner la date prévue d’accouchement, le nombre d’enfants actuels et ceux à venir.

En ce qui concerne le premier paramètre, c’est-à-dire le nombre d’enfants à charge, le temps imparti aux différents congés varie beaucoup. Ainsi pour votre 1ère ou 2nde grossesse simple, vous aurez 16 semaines de congé maternité. Ils seront repartis en :

  • 6 semaines pour le congé prénatal
  • 10 semaines pour le postnatal.

À partir de votre troisième grossesse avec 2 enfants à charge, cette période de temps passera de 16 à 26 semaines, dont 8 semaines pour le congé prénatal, et 18 semaines pour le congé postnatal.

Pour le deuxième paramètre lié au nombre d’enfants à venir, vous aurez 34 semaines s’il s’agit de jumeaux, dont 12 semaines avant l’accouchement et 22 semaines après. Pour les grossesses de 3 bébés ou plus, on passe à 46 semaines (24 semaines pour le congé prénatal et 22 semaines pour celui d’après la naissance).

Mais il faut noter que des dispositions conventionnelles peuvent prévoir des durées de congés maternité plus importantes dans certains cas. La loi a prévu les congés pour permettre aux femmes de s’épanouir pendant leur grossesse. À ce propos, soulignons qu’il est interdit de renoncer totalement à ceux-ci. Vous avez pour obligation de cesser de travailler au moins 8 semaines, dont 6 après l’accouchement.

Quelles sont les conditions à réunir pour percevoir les indemnités journalières ?

Le droit aux Indemnités journalières (IJ) pendant votre congé maternité est intimement lié à votre temps d’affiliation aux organismes sociaux, si vous êtes une salariée.

Ainsi pour percevoir les IJ, vous devez à la date prévue de votre accouchement avoir été affiliée depuis au moins 10 mois à la Sécurité sociale. À cela s’ajoute des conditions comme :

  • le minimum de temps de travail effectué au cours des 90 jours précédant l’arrêt de travail
  • ou encore le salaire cotisé au cours des 180 jours précédant la date de début de votre grossesse.

En ce qui concerne la première condition, le minimum d’heure à effectuer est de 150 heures au cours des 3 mois civils qui précèdent l’arrêt de travail. Le salaire cotisé quant à lui doit être supérieur à 1 015 fois le SMIC horaire au cours des 6 mois avant votre grossesse. Cette deuxième condition ne s’applique que si la première n’est pas remplie.

À combien s’élèvent les indemnités journalières ?

Les IJ versés à la mère s’élèvent à un montant situé entre 9,66 euros et 89,03 euros en 2021. Ils sont calculés en fonction du salaire journalier de base et du total des salaires bruts des trois derniers mois précédant la date de début des congés. Ces indemnités sont versées tous les 14 jours par une Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).

Pour calculer les indemnités qui vous seront versées, vous devez déjà effectuer le calcul de votre salaire journalier de base. Pour cela, additionnez vos 3 derniers salaires bruts perçus avant votre arrêt de travail de travail puis divisez le résultat obtenu par 91,25. Vous avez votre salaire journalier auquel il faut retirer le taux forfaitaire de 21 % de la CPAM. Le montant obtenu représente les indemnités journalières que vous recevrez. Il ne peut en aucun cas être inférieur à 9,66 euros et ne peut excéder 89,03 euros par jour, car le montant maximal du salaire brut pris en compte est de 3 428 euros.

Toutefois, pensez à vous renseigner auprès de votre Convention collective, car des conditions d’indemnisation plus favorables que celles de la Sécurité sociale sont parfois proposées. Celles-ci peuvent aller jusqu’au maintien intégral de votre salaire, selon les cas.